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Programme Officiel des 4 Heures de Barcelone: Retour au sommet en vue pour Paul-Loup Chatin

Paul-Loup Chatin dispute cette année sa dixième saison en endurance. Agé de 30 ans, il est l’une des grandes vedettes de l’European Le Mans Series (ELMS) : depuis ses débuts en 2013, il a conquis pas moins de trois titres.

Programme Officiel des 4 Heures de Barcelone: Retour au sommet en vue pour Paul-Loup Chatin
26/08/2022

Après avoir débuté en karting et en monoplace, où il a connu quelque réussite dans le championnat Formule Renault 2.0 Alps, Paul-Loup Chatin s’est révélé sur la scène de l’endurance en 2013, en remportant dès sa première saison le titre LMPC de l’ELMS, associé à Gary Hirsch.

En 2014, le pilote français est monté en LMP2 chez Signatech Alpine et s’est adjugé un nouveau titre à la fin de cette saison avec Oliver Webb et Nelson Panciatici. Il a également terminé troisième aux 24 Heures du Mans pour sa première participation.

Après un passage chez Panis Barthez Compétition, Paul-Loup Chatin a rejoint IDEC Sport en 2017, où il a contribué au développement de cette jeune équipe, avec en point d’orgue son troisième titre ELMS en 2019, partagé avec Paul Lafargue et Memo Rojas.

Paul-Loup Chatin vise aujourd’hui un quatrième titre ELMS, qui serait également son deuxième avec IDEC Sport. La première demi-saison ELMS 2022 a été très favorable à l’écurie française. Celle-ci débarquera à Barcelone à la deuxième place du classement général, grâce à une victoire de haute lutte à Monza le mois dernier.

Q : Votre saison a très bien débuté avec deux top 5 au Castellet puis à Imola, et à Monza votre première victoire ELMS depuis 2019. Comment résumeriez-vous cette première partie de saison 2022 pour vous-même et pour l’équipe ?

Paul-Loup Chatin : « Pour être honnête, c’est vraiment un beau début de saison. Bien sûr, il aurait été encore meilleur avec trois victoires sur les trois premières courses.

« En 2019, nous étions au sommet avec IDEC Sport, mais ces deux dernières années ont été un peu plus difficiles pour nous. Alors, à partir de l’année dernière, nous avons essayé de reconstruire l’équipe et de trouver une nouvelle façon d’exploiter la voiture. C’était déjà positif, mais les résultats n’ont pas suivi. Et depuis le début de cette saison, nous avons pu construire nos résultats sans aucune erreur, ce qui nous a permis d’être en pointe : quatrième lors de la première course, cinquième à Imola et victoire à Monza.

« Bien sûr, il y a beaucoup de bonnes équipes en piste, mais je crois que nous sommes maintenant revenus à la pointe du combat, et nous savons que nous avons désormais le potentiel pour nous battre pour le podium à chaque course. »

Q : Vous et Paul (Lafargue, ndlr) courez ensemble depuis maintenant plusieurs années, avec le titre LMP2 de l’ELMS 2019. Et l’année dernière, Patrick Pilet a rejoint l’équipe, avec une grosse expérience du LMGTE. Comment s’est-il intégré la famille IDEC ?

PLC : « Tout fonctionne bien. Paul et moi sommes dans la même voiture depuis maintenant plus de cinq ans. Nous sommes très proches et c’est facile de travailler ensemble. Depuis l’année dernière, Patrick nous a rejoints. Il a apporté son expérience du GT et nous avons également essayé de l’aider à comprendre le comportement d’une LMP2. Je crois qu’après un an et demi ensemble, nous avons démontré qu’avec cette association de pilotes, nous pouvions décrocher les meilleurs résultats possibles. »

Q : Comment se sont passées les 24 Heures du Mans ? IDEC Sport a terminé huitième d’un plateau LMP2 très relevé dans la plus grande course d’endurance du monde. Qu’avez-vous retiré de positif de ce week-end ?

PLC : « Il y a deux manières de voir les choses. La première est d’être déçus, parce que notre objectif n’était pas de finir huitièmes. Quand on s’engage dans une course, c’est toujours pour essayer de la gagner ou d’être sur le podium, et tout particulièrement au Mans.

« D’un autre côté, nous sommes fiers de ce résultat, et voici pourquoi. Nous avons perdu une roue quarante minutes après le départ, et ce qui nous a fait perdre plus de deux tours et demi.

« Mais si on compare le temps perdu en début de course et l’écart entre le vainqueur et nous à l’arrivée, il est exactement identique. Ce qui démontre que nous avions réellement un bon rythme pour nous battre en tête.

« Je pense que cela montre que IDEC Sport est vraiment revenu en pointe, parce que la performance de la voiture était bonne et je crois que sans cette roue perdue en début de course, nous aurions pu nous battre au moins pour le podium, ce qui est une très bonne chose. Tout le monde dans l’équipe a montré que nous continuons à nous battre autant que possible pour remonter, et nous pouvons en être fiers. »

Q : Comment voyez-vous la course de Barcelone ce week-end ? Qu’appréciez-vous sur ce circuit ?

PLC : « Barcelone, c’est un beau circuit et une belle région. Il sera pour nous important de confirmer notre beau début de saison et notre victoire à Monza. Le circuit peut être physique, et même encore davantage en été. La seule chose est l’ancienne portion du circuit qui est très sympathique, mais les nouvelles modifications faites ces dix dernières années sont moins plaisantes, particulièrement avec une LMP2. C’est toujours un plaisir d’être là-bas, et quand on est rapide, c’est toujours très bien. »

Q : Qu’aimez-vous faire pour vous détendre quand vous ne courez pas ?

PLC : « Quand je ne cours pas, je travaille pour la société IDEC, alors je suis assez occupé. Dès que j’ai du temps libre, j’aime simplement le passer en famille. Mon épouse et moi avons un fils de six mois. Donc, pour moi, la meilleure détente que nous puissions avoir est de visiter d’autres endroits ensemble, comme les montagnes ou la Corse. »

Q : Suivez-vous ou pratiquez-vous d’autres sports ?

PLC : « J’aime faire du sport pour le plaisir. J’adore faire du ski alpin, c’est une vraie passion. Avant le karting et de la monoplace, je pratiquais le ski alpin, c’est quelque chose que j’adore. »

Q : Quelle est votre voiture de route et quelle serait votre voiture de rêve, s’il ne s’agit pas de celle que possédez actuellement ?

PLC : « Ma voiture actuelle est une CUPRA Formentor. CUPRA faisait partie de SEAT. SEAT et CUPRA ont été dissociés pour créer une nouvelle marque en 2018 et je suis ambassadeur de CUPRA. Alors, évidemment, je l’apprécie beaucoup. Ma voiture de rêve serait une Ferrari F40. »

Q : Quelle est votre nourriture favorite ?

PLC : « J’essaye toujours de l’éviter avant une course, mais il s’agit de la glace à la vanille. »

CLIQUEZ ICI pour lire le reste de l’interview (en anglais : page 14) du Programme Officiel des 4 Heures de Barcelone.

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