Le pilote américain Juan Manuel Correa fait ce week-end ses débuts en European Le Mans Series (ELMS) à l’occasion des 4 Heures de Spa-Francorchamps. Il remplace Lorenzo Colombo pour les deux dernières courses de la saison au volant de l’Oreca n°9 de Prema Racing, actuel leader du classement général.
Agé de 23 ans, le pilote FIA Formule 3 n’a jamais roulé en Le Mans Prototype et fait ses débuts en endurance sur les 7 kilomètres de Spa-Francorchamps, l’un des circuits les plus difficiles au monde.
Juan Manuel Correa a consacré quelques minutes à répondre à nos questions en amont de son premier week-end de course ELMS en Belgique.
Q : Quelles sont vos attentes pour votre arrivée en endurance ?
Juan Manuel Correa : « Juste en profiter et apprendre autant que possible. J’aime les défis et c’est quelque chose de totalement nouveau pour moi, je n’ai jamais disputé aucune sorte de course d’endurance. Alors, je veux juste venir, apprendre le plus possible, me familiariser rapidement avec la voiture et me faire plaisir avec cette nouvelle expérience. »
Q : Comment compareriez-vous le pilotage d’un Le Mans Prototype à celui d’une Formule 3 sur le circuit de Spa-Francorchamps ?
JMC : « Spa est un circuit sur lequel j’ai déjà couru plusieurs fois en Formule 3. Comparée à une F3, une LMP2 est plus lourde, tout semble arriver un peu au ralenti mais en même temps, c’est une voiture très rapide. Donc en fait, les temps au tour sont aussi rapides, et même un peu plus, qu’une F3. On a la direction assistée, un cockpit fermé. La manière d’attaquer les virages est différente, mais en même temps, je pense que si on est capable d’être efficace au volant d’une F3, on s’habitue rapidement à une LMP2. »
Q : Comment vous entendez-vous avec vos nouveaux coéquipiers ?
JMC : « Je n’avais jamais partagé une voiture auparavant et jusqu’à maintenant tout va bien. Je connais très biencLouis (Deletraz, ndlr) et Ferdie (Habsburg, ndlr), ils ont été d’une aide précieuse, ce que j’ai beaucoup apprécié. Ici, c’est une dynamique complètement différente. Normalement, vos coéquipiers sont les premières personnes que vous voulez battre. Dans le cas de l’endurance, nous essayons tous de nous emmener les uns les autres toujours plus haut, et je vois bien leurs efforts pour essayer de m’aider à être dans le coup aussi vite que possible. C’est très différent, mais aussi très agréable. »
Q : Comment voyez-vous votre avenir en endurance ?
JMC : « Pour l’instant, mon avenir est plutôt incertain. Pour être honnête, je ne sais pas si je resterai en monoplace ou si je poursuivrai ma carrière en endurance. C’est la raison pour laquelle je suis ici aujourd’hui, pour m’y essayer, voir ce que je peux y faire et voir si j’aime ça. Jusqu’à maintenant, ça me plait, alors nous verrons. »