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Bent Viscaal, un podium historique pour ses débuts en ELMS

Ces dernières saisons, de nombreux pilotes de monoplace sont passés en endurance et y ont connu le succès en European Le Mans Series. Bent Viscaal est le dernier d’entre eux : le Néerlandais est entré dans l’histoire de l’ELMS dès ses débuts au Castellet.

Bent Viscaal, un podium historique pour ses débuts en ELMS
28/04/2022

Pilote Algarve Pro Racing, Bent Viscaal et sa coéquipière Sophia Floersch sont devenus le premier équipage Silver à signer un podium au général en ELMS. De plus, Sophia Floersch est aussi la première pilote à terminer deuxième de la catégorie LMP2.

Agé de 22 ans, le pilote néerlandais a goûté au succès à chaque étape de sa carrière. Il remporte deux titres en karting (l’Euro Wintercup et le championnat Junior allemand) avant de passer en monoplace. En 2017, il termine deuxième en Formule 4, avant de devenir l’année suivante vice-champion Euroformula Open.

Bent Viscaal poursuit son ascension en monoplace en signant des victoires en FIA Formule 3 en 2020, ainsi que deux podiums en FIA Formule 2 en 2021.

Nous sommes allés à la rencontre de Bent Viscaal alors qu’il se prépare pour la prochaine course des 4 Heures d’Imola, qui aura lieu dans deux semaines.

Q : Bienvenue en ELMS. Vous avez fait vos débuts en endurance au Castellet chez Algarve Pro Racing et décroché un podium avec Sophia Floersch. Quel est le secret de cette première réussie ?

Bent Viscaal :« Algarve Pro Racing, Sophia et moi avons toujours eu pour objectif d’être sur le podium, mais y parvenir dès la première course au Castellet est fantastique, je suis très heureux. Je ne l’aurais été davantage que si nous étions montés sur la plus haute marche ! Je ne crois pas qu’il y ait de secret, je pense juste que nous avons très bien travaillé ensemble en tant qu’équipe.

« Les essais officiels (d’avant saison, ndlr) n’avaient pas commencé de manière vraiment fantastique, mais nous avons travaillé dur entre ces essais et le week-end de course, et les réglages pour la course ont constitué un énorme progrès par rapport au début de la semaine. Les conditions étaient difficiles et évoluaient sans cesse, mais nous avons réussi grâce à la détermination de l’équipe. »

Q : La signature avec Algarve Pro Racing s’est conclue juste avant le début de la saison. Comment cela s’est-il passé ?

BV :« J’étais en contact depuis quelques temps avec Stewart Cox et l’ingénieur David Leach. Beaucoup de choses ont dû se mettre en place pour que je puisse rouler en European Le Mans Series avec Algarve Pro Racing, et j’en suis donc très heureux. »

Q : Dans l’histoire de l’ELMS, votre podium avec Sophia est le premier d’un équipage Silver et le meilleur résultat au général d’une femme pilote. Cette année, le plateau est le plus important jamais vu en LMP2, alors cela doit être extrêmement agréable quand on regarde les pilotes et écuries qui sont vos concurrents…

BV :« Oui et non. Je ne suis pas vraiment le genre de pilote qui se concentre sur le reste du plateau. Je crois qu’il faut se focaliser sur sa propre performance plutôt que sur autre chose. Bien sûr, c’est très bien de voir autant de grands noms de la planète endurance courir en ELMS mais personnellement, cela ne signifie pas grand-chose pour moi. Au final, je suis juste très content que nous ayons décroché ce podium ensemble. »

Q : Vous arrivez en ELMS avec un bagage issu de la monoplace, et deux podiums l’an passé en Formule 2. Que vous a-t-il fallu adapter pour courir en endurance et quelle est la plus grosse différence pour vous en tant que pilote ?

BV :« La stratégie de course et le fait de travailler ensemble avec une équipe, c’est assez différent de ce que j’ai connu en Formule 2 et en Formule 3, où il faut juste régler les voitures comme on en a envie. En endurance, il faut plus faire des compromis, même si je dois dire que mes retours et ceux de Sophia sont très similaires.

« Les Full Course Yellows sont totalement nouveaux pour moi, aussi, il faut penser à économiser du carburant, ce qui n’est pas nécessaire en monoplace. Il y a beaucoup de nouveaux paramètres que je n’avais jamais connus auparavant – et ils sont trop nombreux pour que je les détaille. J’ai certainement eu beaucoup à apprendre en seulement une semaine.

« Ce qu’on ne peut pas reproduire en essais, on l’apprend sur le tas en course. J’ai été très content d’avoir couru en Virtual Le Mans Series parce que cela a constitué une très bonne préparation à la gestion du trafic, l’économie de carburant et l’apprentissage des différentes trajectoires en course. Je crois beaucoup à la simulation et je fais probablement partie de la première génération à avoir grandi avec, même si pour commencer, je jouais seulement à des jeux comme F1 2010 sur Xbox.

« Mais je ne m’attendais pas à ce que le sim racing m’aide autant dans le sport automobile réel, et ça m’a été très utile sur le Circuit Paul Ricard. C’est étonnant de voir à quel point les simulations peuvent être réalistes, et si on garde à l’esprit qu’il y a toujours un décalage par rapport à la réalité, c’est très bel outil. »

Q : La prochaine course sera à Imola, un circuit très différent du Castellet. Quel est votre regard sur ce circuit et quelle sera votre approche en vue de ce deuxième week-end du calendrier ELMS ?

BV :« Je m’entraîne intensivement sur simulateur car je ne suis jamais allé à Imola auparavant. Des images que j’en ai vu à la télévision et des tours que j’ai effectués sur simulateur, c’est clairement un circuit à l’ancienne. La clé, ce sera d’aborder parfaitement la chicane de la Variante Alta, il y a ensuite des virages de légende comme Acqua Minerali, et c’est quelque chose.

« Ce sera un week-end très excitant. Cette fois encore, j’y vais avec un esprit positif en vue de m’améliorer tour après tour, mais je ne me concentrerai pas du tout sur le résultat. Les moyennes de mes relais et celles de Sophia étaient très proches au Castellet et je pense que c’est de bon augure pour le reste de la saison. Je nous vois seulement devenir plus compétitifs encore au fil de la saison. Je serai encore plus familiarisé avec la voiture, Sophia progressera aussi, alors j’attends beaucoup d’avancées cette saison. »


Deuxième manche de l’European Le Mans Series 2022, les 4 Heures d’Imola auront lieu le dimanche 15 mai sur l’Autodromo Internazionale Enzo et Dino Ferrari.

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