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Iron Lynx-Proton vainqueur à Mugello

Iron Lynx-Proton a signé sa toute première victoire dans la catégorie LMP2 de l’European Le Mans Series (ELMS). Jonas Ried, Macéo Capietto et Matteo Cairoli sont montés sur la plus haute marche du podium après une première course ELMS sur l’Autodromo Internazionale del Mugello qui n’a pas manqué de rebondissements.

Iron Lynx-Proton vainqueur à Mugello
01/10/2024

Les quatre heures de course ont vu cinq interventions du Safety Car et un drapeau rouge pour nettoyer la piste après que la Porsche n°60 de Proton Competition ait percuté les barrières de sécurité dans la ligne droite de départ-arrivée, à la suite d’une touchette avec une autre Porsche, celle des Iron Dames. Le pilote de la n°60 Claudio Schiavoni est sorti d’une voiture gravement endommagée, et la course a repris après un long processus de nettoyage des débris et d’évacuation de la Porsche

La victoire en LMP2 Pro/Am est revenue à l’Oreca n°29 de Rodrigo Sales, Grégoire Saucy et Mathias Beche (Richard Mille by TDS). La n°83 de AF Corse ayant terminé septième de la catégorie, le championnat est désormais très ouvert en vue de la dernière course de la saison au Portugal.

La victoire LMP3 a été remportée par la Ligier n°8 de Julien Gerbi, Bernardo Pinheiro et Gillian Henrion (Team Virage) depuis la huitième place sur la grille. En conséquence, la lutte pour le titre se jouera également lors de la finale de la saison : composé des voitures d’Eurointerntional, Team Virage et RLR MSport, le top 3 se tient en seulement trois points.

La course au titre LMGT3 sera tout aussi indécise à Portimãole mois prochain, après que la Ferrari n°57 de Takeshi Kimura, Esteban Masson et Daniel Serra (Kessel Racing) ait décroché une deuxième victoire consécutive qui lui vaut de s’installer en tête du classement général.

ACTION EN PISTE NON-STOP EN ITALIE

Les 4 Heures de Mugello se sont élancées à l’heure prévue sous un ciel bleu et des températures clémentes quand les 43 voitures rugissent pour la première fois en direction du premier virage, qu’elles négocient sans encombre.

L’Oreca n°34 de Clément Novalak (Inter Europol Competition) jaillit depuis la quatrième position sur la grille pour lutter avec Manuel Maldonado (Oreca n°65, Panis Racing) et la n°9 Iron Lynx-Proton de Jonas Ried. Novalak prend le meilleur sur Maldonado au cinquième passage et une autre manœuvre dans le virage 1 un tour plus tard lui permet de devancer Ried pour la tête de course.

En LMP2 Pro/Am, l’Oreca n°24 du champion 2021 de la catégorie John Falb (Nielsen Racing) réussit un beau départ pour prendre le commandement devant Giorgio Roda (n°77, Proton Competition) et Rodrigo Sales (n°29, Richard Mille by TDS).

En LMP3, Miguel Cristovao, parti depuis la pole position sur la Ligier n°17 de COOL Racing, réussit à conserver cet avantage au premier virage, tandis que la Duqueine n°4 de DKR Engineering, deuxième sur la grille, rétrograde à la quatrième place quand Alexander Mattschull est doublé par Alexander Bukhantsov (n°88, Inter Europol Competition) puis par Jacques Wolff (n°31, Racing Spirit of Léman).

Derek Deboer tire le meilleur parti de sa pole position pour emmener le plateau LMGT3 au départ sur l’Aston Martin n°59 de Racing Spirit of Léman. Il parvient à contenir Sarah Bovy sur la Porsche n°85 des Iron Dames pendant les quatre premiers tours, mais la pilote belge parvient à passer l’Américain au cinquième passage. Les deux voitures sont côte à côte dans le virage 1, Sarah Bovy ne lève pas le pied dans la montée et négocie le virage 2 devant l’Aston Martin. Un tour plus tard, Martin Berry et son Aston Martin n°97 de Grid Motorsport by TF rattrape et passe Deboer dans le virage 1.

En LMP3, la Ligier n°11 de Matt Bell (Eurointernational), leader du classement général, est revenue d’une lointaine neuvième place sur la grille de départ jusqu’à la quatrième position au sixième tour.

L’Oreca-Gibson n°3 d’Andreas Latorre Canon (DKR Engineering) sort de la piste et finit dans le mur de pneus du virage 15. Compte tenu de la position dangereuse de la voiture, le Safety Car entre pour la première fois en piste pour évacuer l’Oreca et remettre la barrière en état. La course reprend 13 minutes plus tard, alors que Matt Bell surprend Jacques Wolff pour la troisième place LMP3.

Clément Novalak et son Oreca n°34 d’Inter Europol Competition ont réussi à porter à cinq secondes leur avance sur Jonas Ried, mais le jeune Allemand est sous la pression de Manuel Maldonado, troisième.

La Ligier n°17 de COOL Racing est toujours leader en LMP3, mais est poussée hors de la piste par la n°43 d’Inter Europol Competition, rejetant Cristovao dans le peloton et offrant le commandement à la Ligier n°88 d’Inter Europol Competition. La situation de Cristovao se complique encore davantage quand une collision avec Julien Gerbi (n°8, Team Virage) envoie en tête-à-queue le pilote portugais, qui perd encore plus temps dans cette mésaventure.

La Ferrari n°50 de Johnny Laursen (Formula Racing) sort au virage 9. Elle revient en piste mais Rodrigo Sales doit effectuer une manœuvre d’évitement qui expédie l’Américain dans le gravier et le fait chuter au classement.

Après les arrêts au stand, la Duqueine n°12 de Torsten Kratz (WTM by Rinaldi Racing) se retrouve en tête grâce à un arrêt très court, devançant Matt Bell, deuxième, et la Ligier n°88 d’Inter Europol Competition, troisième.

L’Oreca n°24 de Nielsen Racing est leader de la catégorie LMP2 Pro/Am quand John Falb passe le volant à Colin Noble, mais une crevaison contraint ce dernier à repasser au stand et à perdre des positions en conséquence.

Après 90 minutes de course, le commandement de la catégorie LMGT3 est occupé par la Porsche n°85 des Iron Dames. Sarah Bovy a creusé un écart de 11 secondes sur Martin Berry.

La bagarre pour les places sur le podium LMP3 s’intensifie : la Duqueine n°12 et les Ligier n°11 et 88 sont roue dans roue plusieurs tous durant. Mais un contact entre les deux voitures à la lutte pour la deuxième place envoie la Ligier d’Alexander Bukhantsov en tête-à-queue. Il perd du terrain mais conserve la troisième place.

La lutte pour le podium LMP2 oppose pour la deuxième place la n°9 de Macéo Capietto (Iron Lynx-Proton) et la n°65 d’Arthur Leclerc (Panis Racing), mais le premier nommé finit par trouver l’ouverture. Puis Capietto revient sur l’Oreca n°25 d’Olli Caldwell (Algarve Pro Racing), qu’il double pour s’installer en tête.

Le Safety Car reprend la piste après 90 minutes de cours quand la Ferrari n°55 de Spirit of Race se met en travers alors qu’elle est en bagarre en LMGT3, et percute l’Oreca n°28 de Reshad de Gerus (IDEC Sport), qui tentait de lui prendre un tour. L’impact arrache la roue avant de la Ferrari et les deux voitures en glissade s’arrêtent dans le virage 15. La Ferrari éclopée parvient à regagner son stand mais le prototype LMP2 est immobilisé dans une position dangereuse sur un vibreur.

Cette intervention du Safety Car ne fait pas du tout les affaires de la LMGT3 de tête. La Porsche n°85 est au bord de la panne sèche et Sarah Bovy doit faire un arrêt en urgence pour remettre une petite quantité de carburant et reprendre la piste derrière le Safety Car. Ce qui signifie également qu’elle devra s’arrêter à nouveau après la neutralisation pour réaliser le ravitaillement complet prévu à l’origine au moment elle avait dû stopper en catastrophe.

La course ne repart que pour deux minutes. La Ferrari n°83 d’Alessio Rovera (AF Corse) et la Lamborghini de Hiroshi Hamaguchi (Iron Lynx) se heurtent alors qu’une LMP2 tentait de les doubler. Les deux voitures se retrouvent dans le gravier et un peu plus tard, Rovera écope d’un drive-through (passage obligatoire par la voie des stands à vitesse réduite) pour avoir provoqué cette collision.

Un Safety Car virtuel (VSC) est instauré pour permettre aux voitures de passer par les stands pour un ravitaillement en carburant et un changement de pneus nécessaires, ainsi qu’un éventuel changement de pilote. Ce VSC se transforme en intervention du Safety Car et la course est relancée après vingt minutes.

La Porsche des Iron Dames maintenant pilotée par Rahel Frey est pour la troisième place sous la menace de la Ferrari n°66 de Jason Hart (JMW Motorsport), elle-même serrée de près par Casper Stevenson (Aston Martin n°59, Racing Spirit of Léman).

Rahel Frey suit la Porsche n°60 de Claudio Schiavoni (Proton Competition), reléguée à un tour, et qu’elle cherche à doubler dans la ligne droite des stands. Mais elle touche l’arrière de la n°60, qui est expédiée dans le mur de la sortie des stands. Celle-ci rebondit vers la piste dans un nuage de débris et la chance veut que les voitures qui la suivent parviennent à éviter la Porsche immobilisée au milieu de la piste. Schiavoni réussit à sortir de la voiture et à se mettre en sécurité, tandis que le Safety Car est déployé une nouvelle fois.

Après plusieurs minutes, c’est au tour du drapeau rouge d’être présenté. Trop de débris jonchent la piste, qui doit être nettoyée avant que la course puisse reprendre.

Vingt minutes plus tard, le Safety Car reprend la piste pour un tour supplémentaire et le drapeau vert relance la course. L’Oreca n°9 d’Iron Lynx-Proton est toujours en tête mais Capietto doit faire face à un Oliver Gray très pressant sur l’Oreca n°34 d’Inter Europol Competition.

Mais cette relance ne dure pas longtemps. La course de la Ligier n°17 de COOL Racing s’achève contre les barrières après une touchette avec la Ligier n°5 de RLR MSport. Un nouveau VSC est instauré. Juste avant, l’Aston Martin n°59 était sur le point de doubler la Porsche n°85. Mais une fois Stevenson passé, Frey touche sa voiture par l’arrière quand l’Aston Martin sort du virage pour ralentir à la suite du VSC. La carrosserie endommagée frottant sur le pneumatique provoque un dégagement de fumée par l’arrière droit de la GT anglaise.

Le Safety Car est à nouveau envoyé en piste après quelques tours sous VSC et quand la course reprend, il reste encore une heure.

Au volant de l’Oreca n°9 de tête, Matteo Cairoli avait commencé à se construire une avance confortable de 15 secondes sur l’Oreca n°65 de Charles Milesi, lui-même sous la pression de la n°25 d’Alex Lynn.

Alex Quinn est en tête des LMP2 Pro/Am sur l’Oreca n°20 d’Algarve Pro Racing, mais Mathias Beche (n°29, Richard Mille by TDS) revient sur lui, prend le commandement et creuse l’écart sur ses poursuivants.

L’Aston Martin n°97 de Grid Motorsport by TF emmène le plateau LMGT3, Lorcan Hanafin ayant relayé Jonny Adam. Mais Daniel Serra se montre très rapide sur la Ferrari n°57 de Kessel Racing et est bientôt à la lutte avec Hanafin. A sept minutes de l’arrivée, Serra effectue sa manœuvre de dépassement au virage 1, où les voitures sont côte à côte avant que la Ferrari ne s’impose en tête.

La Ligier n°15 de RLR MSport mène en LMP3 mais Gael Julien doit s’arrêter pour un ravitaillement express qui relègue le Français en troisième position et propulse Gillian Henrion à la première place sur la Ligier n°8 de Team Virage. Celui-ci est censé effectuer un ravitaillement en carburant. Mais à mesure que l’arrivée approche, il reste en piste et reçoit le drapeau à damier de la victoire LMP3.

La n°15 de RLR MSport termine deuxième et la Ligier n°88 d’Inter Europol Competition s’adjuge la dernière marche du podium. Les positions au championnat avant la dernière manche ne peuvent être plus serrées. La Ligier n°11 de Eurointernational, septième après un arrêt ravitaillement en fin de course, compte 83 points, la n°8 de Team Virage 82 et la n°15 de RLR MSport 81.

L’Oreca n°29 de Richard Mille by TDS s’impose en LMP2 devant la n°20 d’Algarve Pro Racing et la n°77 de Proton Competition. La n°83 leader du classement général est septième : les positions au classement général se resserrent, avec 86 points pour la n°83 de AF Corse, 84 pour la n°29 de Richard Mille by TDS, 78 pour la n°20 de Algarve Pro Competition et 69 pour la n°77 de Proton Competition.

La Ferrari n°57 de Kessel Racing s’impose à Mugello devant l’Aston Martin n°97 de Grid Motorsport by TF et la Ferrari n°50 de Formula Racing.

Les positions au classement sont telles que, avec un maximum possible de 26 points au Portugal, neuf voitures peuvent être mathématiquement titrées lors de la finale de la saison. La Ferrari n°57 de Kessel Racing totalise 64 points, tout comme l’Aston Martin n°59 de Racing Spirit of Léman, mais la n°57 est première du classement général grâce à ses deux victoires consécutives. La Ferrari n°86 de GR Racing en compte 56, la Lamborghini n°63 d’Iron Lynx 51, l’Aston Martin n°97 de Grid Motorsport by TF 50, la Ferrari n°51 de AF Corse 47, la Porsche n°85 des Iron Dames 47, la Ferrari n°50 de Formula Racing 44 et la Ferrari n°55 39, soit 25 de retard sur les leaders.

L’Oreca n°9 d’Iron Lynx-Proton remporte la course avec 6’’5 secondes d’avance sur la n°25 d’Algarve Pro Racing et la n°34 d’Inter Europol Competition, respectivement deuxième et troisième.

L’Oreca n°14 de AO by TF est toujours en tête du championnat après sa cinquième place, avec 75 points. La n°43 d’Inter Europol Competition est deuxième avec 69 points après avoir terminé septième, et la n°65 de Panis Racing troisième avec 60 points. Ces trois voitures seront en lice pour le titre lors des 4 Heures dePortimão, qui auront lieu le samedi 19 octobre.

CLIQUEZ ICI pour le résultat des 4 Heures de Mugello.

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