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Vainqueur en 2023, il part de nouveau à la chasse à l’or au Mans avec Inter Europol Competition

Le vainqueur des 24 Heures du Mans en LMP2, Jakub « Kuba » Smiechowski, a fait son retour en ELMS cette saison après une pause de cinq ans. Il a déjà décroché un podium aux côtés de ses coéquipiers Nick Yelloly et Tom Dillmann, en terminant deuxièmes des 4 Heures du Castellet le mois dernier après être partis de la pole position.

Vainqueur en 2023, il part de nouveau à la chasse à l’or au Mans avec Inter Europol Competition
27/05/2025

Le pilote de 33 ans originaire de Varsovie, également Team Principal d’Inter Europol Competition, a connu le succès en Asian Le Mans Series, remportant le titre LMP2 en 2019, ainsi qu’en Championnat du Monde d’Endurance (WEC) FIA, où il a terminé Vice-Champion LMP2 à la fin de la saison 2023, notamment grâce à une victoire retentissante aux 24 Heures du Mans aux côtés d’Albert Costa et Fabio Scherer.

Smiechowski a décroché un nouveau podium au Mans en 2024, en terminant deuxième avec Vlad Lomko et Clément Novalak au volant de l’Oreca 07 engagée par Inter Europol Competition. La voiture a franchi la ligne d’arrivée avec seulement 18 secondes de retard sur l’Oreca de United Autosports, victorieuse au terme d’une course de 24 heures particulièrement intense dans La Sarthe.

Nous avons retrouvé Kuba alors que l’équipe se prépare pour une nouvelle tentative de conquête de la gloire en LMP2 aux 24 Heures du Mans cette année.

Q. Vous avez obtenu un meilleur résultat au Castellet avec Nick en pole position et une deuxième place pour Nick, Tom et vous-même. Après les deux premières manches, comment résumeriez-vous votre saison ELMS jusqu’à présent ?

Jakub Smiechowski:L’ouverture de la saison a été un désastre à cause d’un problème technique, et comme vous l’avez mentionné, ça s’est mieux passé au Castellet. C’est un peu frustrant car je pense que nous aurions dû marquer plus de points à ce stade. Cela dit, il reste encore quatre courses cette saison, donc je suis optimiste quant à nos chances de décrocher de bons résultats. On verra où nous en sommes au championnat après Portimão.

Q. La prochaine étape est les 24 Heures du Mans. Ce n’est pas une manche de l’ELMS, mais cela reste la course la plus importante du calendrier en endurance. Avec presque tous les concurrents LMP2 venant principalement de l’ELMS, c’est presque une manche officieuse du championnat. Que pensez-vous de la concurrence que vous affronterez cette année ?

JS: La concurrence au Mans est toujours relevée, sans aucun doute. Il y a quelques voitures qui seront clairement des adversaires redoutables, mais je suis convaincu que nous avons la vitesse et l’équipe pour nous battre pour la victoire. Honnêtement, la grille de 2023 était probablement la plus compétitive que l’on verra avant longtemps, rien que par le nombre de voitures au départ. Avec les nouveaux règlements, il y a malheureusement beaucoup moins de LMP2, mais le niveau reste aussi élevé que jamais.

Q. Le Circuit de la Sarthe est unique à bien des égards et représente toujours un défi. Pouvez-vous décrire ce que vous ressentez lorsque vous courez au Mans ?

JS:Honnêtement, c’est difficile à décrire. L’atmosphère et l’esprit que l’on ressent en arrivant sur ce circuit sont incroyables. Partout où l’on regarde, on voit des gens passionnés de sport auto, et ça donne forcément le sourire. Le circuit en lui-même est l’un des plus beaux sur lesquels j’ai roulé, et la sensation de piloter de nuit ici vous laisse sans voix.

Q. Quelle est votre portion préférée du circuit, et pourquoi ?

JS:C’est très difficile de ne choisir qu’une seule portion du circuit, car presque chaque virage a quelque chose d’unique.

Cela dit, si je devais vraiment choisir, je dirais Indianapolis. On y arrive à plus de 300 km/h, et si on a le courage, on peut y entrer sans freiner dans le virage relevé. Puis, au moment de freiner pour le gauche, on se retrouve face au mur. On sait que si on se loupe ne serait-ce que d’un tout petit peu au freinage, on peut y aller tout droit. C’est l’une des sections les plus impressionnantes du circuit, mais elle donne envie d’y retourner encore et encore.

Q. Avec l’arrivée des Hypercars au Mans, comment abordez-vous la gestion du trafic par rapport à une course ELMS, où les LMP2 sont la catégorie reine ?

JS:C’est forcément plus compliqué, surtout avec notre puissance moindre, ce qui fait qu’on passe plus difficilement les LMGT3 que lors d’une course ELMS. Cette année, le nombre d’Hypercars est impressionnant ; elles sont très rapides en ligne droite et peuvent tenter une attaque tardive au freinage. Il faut rester concentré à chaque instant, surtout la nuit quand la visibilité est réduite.

L’an dernier, j’ai couru en IMSA, où il y a souvent beaucoup de voitures sur des circuits plus courts, donc le trafic ne me fait pas peur. Mais ce qui compte vraiment, c’est l’endroit où l’on croise le trafic – ça peut faire gagner ou perdre beaucoup de temps par rapport aux autres. Malheureusement, c’est quelque chose qu’on ne maîtrise pas.

Q. En tenant compte des résultats des deux dernières saisons, quel serait un bon résultat pour vous en 2025 ?

JS: “Pour moi, nous devons nous battre pour la victoire, c’est clairement l’objectif cette année. L’an dernier, j’étais un peu déçu de la deuxième place, car je sais que nous avions tout pour gagner, sans ce souci technique au début de la course. Si cette année des voitures sont tout simplement plus rapides que nous, je serai content de monter sur le podium.”

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